28 décembre 2011

Avast lance sa suite de sécurité sur Android

L'éditeur Avast Software a récemment lancé une nouvelle suite de sécurité mobile à destination des smartphones Android.

AVG, LookOut, Norton ou encore ESET, McAfee et Kaspersky, les principaux éditeurs de solutions de sécurité s'attaquent à tour de rôle au marché des smartphones et Avast entre à son tour sur ce secteur en dévoilant Avast Free Mobile Security. Disponible gratuitement, cette suite promet d'être simple d'utilisation et adaptée à tous les besoins. Dans un communiqué officiel, la société explique : « une enquête auprès des utilisateurs des antivirus avast! ayant un smartphone sous Android a montré que seulement 30% d'entre eux avaient installé une application antivirus. Plus de 60% ont cependant déclaré qu'ils seraient intéressés par une application gratuite anti-theft/anti-malware. »

Le mobinaute disposant d'Avast Mobile Security serait en mesure de renommer l'application afin de dissimuler cette dernière et d'ôter son icône de raccourci. L'éditeur précise également qu'en cas de perte ou de vol, il est possible de prendre le contrôle à distance de son smartphone via SMS. Parmi les actions possibles, l'utilisateur sera en mesure de configurer un numéro de téléphone permettant le transfert des appels ou d'effacer toutes les données personnelles de l'appareil. La suite propose également le moteur d'analyse de l'antivirus en version classique ainsi que l'outil WebRep examinant les adresses Internet pour détecter les pages web potentiellement dangereuses.

27 décembre 2011

Plus de cyberattaques, et des malwares toujours plus sophistiqués en 2012


Les experts en sécurité estiment que les entreprises et les gouvernements doivent se préparer à des cyberattaques plus nombreuses et plus sophistiquées.

En 2012, l'industrie de la sécurité prévoit une hausse des cyberattaques, mais aussi l'arrivée de logiciels malveillants de plus en plus sophistiqués pour mener des opérations d'espionnage informatique. Les deux dernières années ont été marquées par l'augmentation brutale du nombre de cyberattaques. Celles-ci ont utilisé comme vecteurs des logiciels malveillants qui ont permis aux pirates de s'introduire dans les systèmes informatiques d'agences gouvernementales, de sociétés liées à la défense nationale, d'entreprises classées au Fortune 500, d'associations de défense des droits de l'homme et autres institutions, pour y voler des données sensibles. « Je suis absolument convaincu que cette tendance va se poursuivre en 2012 et au-delà, » a déclaré Rik Ferguson, directeur de recherche sur la sécurité et la communication chez Trend Micro. « Cela fait plusieurs siècles que les activités d'espionnage profitent des technologies de pointe pour effectuer des opérations secrètes. Cette forme d'espionnage, qui tire profit de l'Internet, n'a pas commencé en 2011, et ne va pas prendre fin en 2012, » a-t-il ajouté.

Des menaces, comme le ver Stuxnet, qui a infligé un retard de plusieurs années au programme nucléaire iranien, ou son successeur, Duqu, ont surpris l'industrie de la sécurité par leur niveau de sophistication. Selon ces mêmes experts, ce ne sont que des précurseurs, et ils s'attendent à d'autres malware encore plus sophistiqués en 2012. « La probabilité de voir d'autres menaces de ce type dans un proche avenir est élevée, » a déclaré Gerry Egan, directeur spécialisé dans les réponses en sécurité, chez Symantec. « Duqu a été utilisé pour voler des documents importants à des entreprises qui fabriquent des systèmes de contrôle industriel, ce qui laisse craindre de futures opérations de sabotage industriel, à l'image de ce qu'a réalisé Stuxnet, » a expliqué le responsable de Symantec. « Il est très probable que de nouvelles variantes de Duqu vont provoquer des dommages début 2012, » a aussi déclaré Jeff Hudson, PDG de Venafi, un vendeur de solutions de cryptage et de gestion de certificats pour les entreprises. « Nous devons nous mettre en état d'alerte pour protéger nos actifs et mieux nous préparer pour résister à ces menaces. »

Vers un état de cyberguerre froide

Cependant, malgré Stuxnet et Duqu, les experts en sécurité ne croient pas que le monde soit attentif à la cyberguerre qui se déroule sur les réseaux. « Pour qu'une contre-offensive soit qualifiée de « guerre », il faut un état de conflit déclaré. Or, de mémoire, cela n'a jamais été le cas pour une cyberguerre, » a déclaré le professeur John Walker, membre du Conseil consultatif sur la sécurité à l'ISACA, une entreprise de certification des professionnels de l'informatique. « Cependant, si nous devions considérer la question sous l'angle des « cyberconflits », alors cela serait très différent. Car il s'agit bien là d'un déploiement offensif de capacités dans une forme ou une autre en appui à un objectif politique ou militaire », a-t-il ajouté. Des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France, la Chine et l'Inde ont formé des équipes spécialisées et crée des centres d'opérations dont l'objectif est de défendre le gouvernement contre les cyberattaques et de riposter, si nécessaire. Toutefois, la plupart du temps, il est quasiment impossible de déterminer avec certitude quel pays mène, par Internet interposé, des opérations hostiles et ce n'est pas le seul problème. « Tous les pays sont confrontés à la question des représailles, » a déclaré Gerry Egan par courriel. « Si un acte flagrant de cyberguerre a lieu, comment peut-on riposter contre le pays d'où est partie l'attaque et dans quelle mesure ? Qu'est-ce qu'une réponse proportionnelle ? »

Des attaques comme Stuxnet et Duqu pourraient très bien déboucher sur de grands cyberconflits dans le futur, mais pour l'instant les entreprises et les gouvernements devraient se préoccuper davantage du cyberespionnage, qui utilise souvent pour ses attaques de simples outils d'exfiltration des données. Ces bouts de malwares simplistes, mais efficaces, connus dans l'industrie de la sécurité sous le terme de menaces persistantes avancées (APT), sont généralement répandus à l'aide d'outils d'ingénierie sociale. Opération Aurora, Shady RAT, GhostNet, Night Dragon et Nitro : toutes sont des attaques APT lancées au cours des deux dernières années. Elles ont affecté des centaines d'entreprises dans le monde entier. Et le nombre d'attaques APT devrait grimper en flèche en 2012. Pour se défendre contre ces attaques, il faut d'une part former régulièrement les salariés à ces risques, mais aussi des technologies de protection plus agressives, comme celles basées sur les listes blanches, sur le File Reputation pour la détection antivirale proactive ou encore la surveillance du comportement des applications. « Dans beaucoup d'entreprises, l'utilisateur est encore le maillon faible de la sécurité, et c'est la raison pour laquelle c'est lui qui est ciblé en premier, » a déclaré Rik Ferguson. « La formation joue encore un rôle important dans la sécurité d'une entreprise, mais il faut une formation continue pour que cela soit efficace. »

Eduquer et responsabiliser les utilisateurs

« Jusqu'ici, nous avons beaucoup mieux réussi en corrigeant les logiciels qu'en éduquant les utilisateurs, » a déclaré Amichai Shulman, directeur technique de l'entreprise de sécurité Imperva. « Dans l'armée, j'ai passé beaucoup de temps à essayer de former des gens sur la sécurité de l'information. Cela n'a pas fonctionné dans ce contexte, et cela ne fonctionnera pas ailleurs. » Il faudrait un changement dans les paradigmes de protection. « Il faudrait aussi plus de contrôles à la source. Par exemple, autoriser ou non les applications à lire certaines informations, détecter des comportements suspects - l'accès à données sensibles à une heure inhabituelle ou de gros transferts de fichiers. C'est une partie de la solution, » a déclaré le CTO d'Imperva.

Des technologies capables de vérifier la réputation d'un fichier, sa date de création et sa popularité, avant de lui permettre d'être exécuté sur un système, peuvent également être utilisées pour bloquer les APT conçues pour échapper aux méthodes traditionnelles de détection anti-malware. « Il ne fait aucun doute que les grandes entreprises doivent être beaucoup plus conscientes des risques potentiels des programmes malveillants, » a déclaré Jeff Hudson. « Si cette question n'est pas à l'ordre du jour du conseil d'administration de votre entreprise, alors c'est une grande négligence de sa part, » a-t-il conclu.
Source

Conseils pour utiliser son smartphone en sécurité


Utilisez-vous bien votre mobile intelligent ? Lorsque l’on adhère un minimum au principe de fonctionnement du smartphone, qu’il soit adoubé par iOS (iPhone), Android  ou Windows Phone (tous les autres), voire Symbian (Nokia), on entre dans un monde de partage. Avec ses contacts, bien sûr, avec le monde, énormément, mais aussi c’est aussi un lieu d’échange entre vos informations personnelles et « les internets mobiles ».
Véritable aspirateur à vie privée – une condition sine qua non pour que le smartphone accède à un haut niveau de service pour l’utilisateur – le mobile devient une sorte de coffre-fort dont la combinaison peut facilement être transmise, si l’on oublie d’être vigilant.
Regard sur la sécurité mobile
Avant d’émettre ses précieux conseils, la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et l’institut Médiamétrie ont donc procédé à une étude* sur un panel représentatifs des utilisateurs français de smartphone (on en dénombre 17 millions aujourd’hui). En découle des résultats pertinents et autant d’informations sur l’usage parfois peu sécurisé d’un smartphone ou de la perception des français sur leur sécurité mobile.
Ainsi y apprend-on que 65 % des français estiment que leur données sont mal protégées, mais qu’une infime partie d’entre eux se soucie réellement de ce qu’elles adviennent… Autre paradoxe, si une majorité de sondés prennent et conservent des photos dans leur smartphone, ils sont 22 % à avouer qu’ils se disent qu’il vaudrait mieux les avoir ailleurs, sans toutefois s’exécuter.
Les plus jeunes (15-17 ans) semblent logiquement les plus à-même de comprendre les rouages des réseaux sociaux sur mobile. Ils sont ainsi « 30 % (le plus grand ratio) à différencier l’accès aux informations publiées sur les réseaux sociaux selon le type d’amis ». Suivent un total de 55 % des français qui déclarent utiliser fréquemment la géolocalisation, qui permet de vous localiser précisément via le réseau et les GPS, quand 47 % des sondés avouent être attentifs aux types d’informations utilisée par une application.
Pourtant, 46 % d’entre eux attendent d’un smartphone qu’il puisse stocker des informations sur leur santé et 51 %, leurs cartes de fidélité. De quoi alimenter le débat de la mise à disposition de sa vie privée.

Vie privée nomade : mode d’emploi
Face aux résultats de ce sondage et persuadée que les Français ont encore quelques leçons d’e-vie privée à prendre, la CNIL publie 10 conseils pour une meilleure utilisation, plus sécurisée, de son smartphone :
1/ Changez votre code PIN initial. Ce dernier, souvent le code « 0000″, est le premier verrou de votre téléphone. Evitez autant que possible, comme tout code à choisir, votre date de naissance.
2/ Notez et conservez votre code IMEI (la plaque d’immatriculation de votre smartphone). Un code qui permet, lors d’une perte ou d’un vol, de rendre inutilisable l’appareil via une manipulation à distance de l’opérateur. Il se trouve sous la batterie du mobile et sur sa boîte. Pour un iPhone, dont la batterie n’est pas amovible, un tour dans iTunes lors d’une synchronisation vous donne le code.
Autre solution, appeler le *#06#, un numéro qui vous transmet automatique votre IMEI.
3/ Activez le verrouillage par code sur votre mobile (27 % des sondés avouent ne pas l’utiliser). De moins en moins éteints, 7 personnes sur 10 les laissent constamment allumés, les mobiles intelligents sont donc de plus en plus éloignés d’un vol en usurpant le code PIN, demandé à l’allumage. Le verrouillage par code oblige l’entrée d’un code, ou le traçage d’une forme géométrique (simple ou complexe, option Android) et empêche un inconnu d’utiliser votre appareil. Au bout de plusieurs entrées erronées, le smartphone se bloque pendant un laps de temps allant de 30s à une heure si les erreurs continuent.
4/ Réduisez le temps de verrouillage automatique du smartphone. Directement lié au conseil n°3, ce point permet à votre mobile d’entrer plus vite en veille. Et veille = demande de code pour revenir en activité.
5/ Téléchargez du contenu additionnel (musiques, applications, jeux…) seulement issu des plates-formes officielles d’achats. Appstore, App Catalogue, Android Market, MartketPlace… Ces dernières vérifient scrupuleusement chaque logiciel de telle sorte que le moindre contenu ne peut être malveillant pour votre smartphone.
On peut toutefois trouver des exceptions, comme le magasin Samsung Apps ou HTC Hub, qui recensent sur les mobiles de ces marques des applis dédiées ou optimisées. Sur Android, cela nécessite l’activation de l’onglet « Accepter les sources inconnues », désactivé par défaut. A vous de voir.
6/ Toujours s’assurer de l’intégrité des fichiers que l’on fait transiter dans son mobile. Première fenêtre concernée, les boites à courriels mobiles. Autre vecteur, l’application elle-même. Aimant à infos persos, l’application mobile peut aspirer plus ou moins de confidences électroniques vous concernant (adresses, contacts, géolocalisation insidieuse…). Les détails des informations capturées par une appli se trouvent dans leurs Conditions Générales de l’Utilisateur. Un document que, bien entendu, tout le monde compulse frénétiquement (14 % des sondés avouent ne jamais y faire attention)…
7/ Paramétrez précisément la géolocalisation. En effet, de plus en plus d’outils et d’applications proposent de vous géolocaliser pour une efficacité accrue, ou parfois sans rapport avec l’application. Sachez que même après une activation, malheureuse ou consciente de l’option, il est toujours possible de revenir en arrière. Dans les paramètres de localisation de votre téléphone, il est ainsi possible d’activer ou non la géolocalisation, appli par appli ou sur tout le téléphone.
8/ Installez un Antivirus mobile.
Un point qui nous paraît peu pertinent, sachant qu’en respectant les point n°5/6, il y a peu de chances qu’un virus vienne frapper  votre écran tactile. Par ailleurs, aucun cas de contamination n’est apparu depuis des lustres, malgré l’agitation d’épouvantails apocalyptiques de la part des éditeurs de solutions de sécurité.
* Etude réalisée en ligne, en novembre 2011, auprès de 2 315 participants de 15 ans et plus.

La sécurité, risque numéro 1 des terminaux personnels


Parmi les freins avancés par les managers informatiques dans le recours aux terminaux personnels (ordinateurs, portables, smartphones et tablettes) dans l'entreprise, la problématique de la sécurité arrive en tête (83%). Loin devant le risque en termes de contamination par virus que peut représenter l'accès aux réseaux sociaux depuis ce type de terminal (56%). 
Mais les freins ne sont pas uniquement de l'ordre de la sécurité, loin de là. Ainsi, 52% des répondants considèrent que les règles / politiques d'entreprises en vigueur ne permettent pas d'utiliser des terminaux personnels, principalement en raison des contraintes de support et de gestion du cycle de vie des matériels. 

La porosité entre sphère privée et professionnelle peut également constituer un frein, en particulier psychologique, pour 30% des managers informatiques. Le fait de ne pas être en mesure de réaliser un business case de l'usage des terminaux personnels au travail est par ailleurs également considéré comme un frein par 27% des répondants. 

Faille critique sur Firefox, Thunderbird et SeaMonkey

Les développeurs de la fondation Mozilla n'ont pas seulement amélioré la rapidité du moteur Javascript avec la mise à jour vers la version 9.0, mais ils ont également corrigé quelques failles critiques de sécurité.
Une des failles présente dans les versions précédentes du navigateur permet à une vidéo OGG embarquée de très grande taille de provoquer un crash qui pourrait potentiellement être exploité pour injecter du code malicieux dans votre ordinateur. Cependant Mozilla s'est gardé les détails de cette faille bien au chaud. On en sait donc pas plus à son sujet...

Une autre faille peut permettre à un pirate d'avoir accès à des zones mémoires en dehors du champ habituel et d'injecter du code via des fichiers SVG.

Mettre à jour votre Firefox vers la version 9.0 vous permettra de vous prémunir de ce genre de problème. Vous pouvez le faire via les mises à jour automatiques ou bien en téléchargeant la dernière version.

Seamonkey connait aussi les mêmes failles mais tout est corrigé dans sa version 2.6.

En ce qui concerne le client de messagerie Thunderbird, celui-ci est vulnérable à la toute première faille mentionnée et marquée comme critique. Le seul souci est qu'il faudra attendra la version 9.0 qui corrigera cette faille mais qui n'est pas encore sortie...

Edit du 22/12/2011
Voilà c'est fait, Mozilla a mis à jour son client de messagerie Thunderbird vers la version 9.0.
Pour plus d'infos vous pouvez lire la release note.

Encoder une backdoor PHP pour passer les antivirus

Ultimate Encoder est un outil en ligne que propose gratuitement lionaneesh un développeur et hacker indien. C'est un encodeur PHP qui effectue de multiples compressions du code que vous lui fournirez. Et si votre code est une backdoor, elle sera alors indétectable par l’antivirus.

Cette petite application web n'est pas très compliquée en soit car elle se contente d'encoder votre code en base64 grâce à la fonction base64_encode après que ce code soit compressé en utilisant le format DEFLATE grâce à la fonction gzdeflate. Et ça passe les scans antivirus :

Avant encodage :
Après encodage :

21 décembre 2011

Des pirates rendent Flash Player d'Adobe payant

Une arnaque au lecteur Flash d'Adobe est apparue sur un réseau social russe. Les escrocs orientent les utilisateurs vers un faux code d'activation qu'ils font payer 3 dollars, via un SMS surtaxé.

Selon Bitdefender, fournisseur de solutions de sécurité, des cybercriminels testent actuellement une  arnaque sur un réseau social russe. Il s'agit, rien de moins, que de faire payer aux utilisateurs la copie gratuite du lecteur Flash d'Adobe par le biais d'un message envoyé par SMS. « L'escroquerie a été découverte grâce à un client de Bitdefender qui a repéré un lien suspect sur  Vkontakte, un service de résau social pour russophones, et censé rediriger les internautes vers à une mise à jour du Player Flash d'Adobe, » a déclaré Bogdan Botezatu, chercheur spécialisé dans les cyber-attaques chez Bitdefender.

Lorsqu'il clique sur ce lien, l'utilisateur arrive bien sur une page où il peut trouver le lecteur Flash attendu. Mais il doit ensuite indiquer, via un menu déroulant, dans quel pays il se trouve, et communiquer ensuite son numéro de téléphone mobile et le nom de son opérateur. Des informations jamais demandées par Adobe pour procéder aux mises à jour de son lecteur. « Si la personne se trouve à l'extérieur de la Russie, l'installeur demande à la personne d'envoyer un message vers un numéro court afin de recevoir un soi-disant « code d'activation » pour utiliser le programme, » explique le chercheur de Bitdefender. « Les utilisateurs basés au Royaume-Uni sont taxés 1,50 livres  pour ce SMS, soit environ 3 dollars, » a-t-il ajouté.

Mise en jambe avant de s'attaquer à Facebook

« Les utilisateurs russes ne sont pas taxés, sans doute parce que l'escroquerie a plus de chance d'être rapidement signalée aux autorités, » a précisé Bogdan Botezatu. Apparemment, les escrocs se sont abonnés à des services de facturation de SMS pour le Royaume-Uni. Mais, d'après le menu déroulant, il semble que les cybercriminels aient pris des dispositions pour recevoir des paiements générés par des SMS émis sur des réseaux comme O2, Vodafone, Orange et AT&T aux États-Unis.

Cette arnaque n'a pas encore l'air très répandue. Ce qui fait dire à Bogdan Botezatu que « les escrocs sont en train de tester leur méthode avant de s'attaquer à d'autres sites de réseau social comme Facebook. » La ruse, qui consiste à proposer aux internautes des produits Adobe en téléchargement est utilisée fréquemment pour tromper les utilisateurs. Souvent d'ailleurs, les internautes téléchargent en fait des logiciels malveillants à la place de l'application d'Adobe. Mais ici, la méthode vise plutôt à récupérer de l'argent. « Il n'y a aucun bout code malveillant associé au fichier, » a affirmé le chercheur. « Les escrocs veulent essentiellement soutirer de l'argent en détournant le système de SMS premium. » Ce phénomène commence à prendre de l'ampleur, la semaine dernière Google avait été obligé de retirer des applications sur Android Market utilisant cette méthode de SMS surtaxé.

Bogdan Botezatu a indiqué que Bitdefender avait alerté l'opérateur O2 de l'escroquerie. L'éditeur de solutions de sécurité a mis des copies d'écrans sur son écran.