14 septembre 2011

5 menaces à redouter en 2011


IPv6, réseaux sociaux, smartphones... 2011 ouvre de nouvelles perspectives de nuisances aux pirates.

Réseau sociaux, un nouveau vecteur de fuite d'informations sensibles

La popularisation croissante des réseaux sociaux s'accompagne d'un intérêt tout aussi grandissant des pirates pour ces outils. Deux vers se sont déjà diffusés sur Twitter en se cachant dans les raccourcis d'URL. Twitter est même désormais utilisé comme command and control de botnet. Les réseaux sociaux devraient donc en toute logique continuer d'être le théâtre de plusieurs menaces qui doivent être prises au sérieux.
Les entreprises ne sont pas épargnées par cette menace : "Les réseaux sociaux peuvent notamment contribuer et faciliter la fuite d'informations stratégiques", prévient Florent Fortuné, directeur technique Europe du Sud et pays émergeants chez Websense.
En 2011, les entreprises peuvent redouter des fuites
d'informations sensibles facilitées par les réseaux sociaux.

Ces réseaux contiennent de nombreuses données personnelles sur leurs utilisateurs : fonction, employeur, voire numéros de téléphone, etc. Ces précieuses informations pourront ensuite être utilisées par un attaquant dans le cadre d'attaques par ingénierie sociale

L'IPv6, un tremplin pour les pirates

"Pour l'instant, les seuls à être bien passés à l'IPV6 sont les pirates", prévenait Hervé Schauer, dirigeant le cabinet de consulting éponyme dédié à la sécurité informatique lors du panorama sur la cybercriminalité donnée au début de l'année par le Clusif.
Hervé Schauer
Directeur du cabinet de
consulting éponyme
IPv6 et nouvelles attaques
Le passage à l'IPv6 ouvre la porte à de nouvelles attaques. "Les firewalls ne seront pas tous correctement configurés pour l'IPv6, de nombreux ports seront négligemment ouverts. Et cette vulnérabilité ne concerne pas uniquement les entreprises de taille modeste car dans de plus grandes structures, tous les administrateurs réseaux ne maîtrisent pas encore sur le bout des doigts toutes les subtilités de ce nouveau protocole", estime Hervé Schauer.
Son cabinet a par ailleurs publié de nombreuses études sur le sujet. Certaines montrent bien comment un client IPv6 communicant avec un serveur IPv4 peut ne pas passer par le pare feu mais par un relai "IPv6 à IPv4" non sécurisé.  Il est par ailleurs assez facile d'obtenir un accès IPv6 sur un réseau IPv4 connecté à Internet : un contournement du pare feu basé sur l'adresse de destination est donc un scénario d'attaque plausible

Les Anonymous, une menace pour les RSSI

En 2010, l'affaire Wikileaks aura permis de donner un coup de projecteur sur les Anonymous. Ce collectif de pirates militant ou "hacktivistes" a voulu soutenir et venger Julien Assange en lançant de vastes attaques par déni de service aux multinationales qui ne voulaient plus servir la cause de Wikileaks.
Youtube piraté
4chan est le site d'échange connu pour
abriter les Anonymous
En réalité, ce collectif s'était déjà fait connaître dans le domaine de la sécurité informatique. Dès 2008, ils lançaient ses attaques par déni de services contre la Scientologie. Le collectif affectionne particulièrement ce type d'attaque, qu'il a aussi pu mener contre divers sites gouvernementaux. Ils ont aussi, en 2010, exploité une faille XSS dans YouTube pour y introduire des iframe affichant des images pour adultes. Leurs injections de scripts s'en sont aussi prises à d'autres sites, mais le collectif a souvent défrayé la chronique pour ses Ddos. 

L'affaire Wikileaks leur a permis de gagner en notoriété, ce dont ils ont profité pour diffuser un outil téléchargeable pour facilement aider à mener des attaques par déni de service contre des cibles déterminées pour des attaques désormais clairement revendiquée. Cet outil n'est guère évolué et certaines attaques utilisent encore IRC comme centre de commandement, une technique pourtant de moins en moins employée. 

Smartphones et le mythe des OS sécurisés

Aucun smartphone ne va pouvoir
résister à l'ingéniosité des pirates
La popularisation des terminaux mobiles ouvre un nouveau terrain à défricher pour les pirates. Les exploits sur smartphones nourrissent désormais les conférences les plus spectaculaires des rendez-vous tels que BlackHat ou Defcon. La gendarmerie dédiée à la cybercriminalité ou l'Enisa, l'agence européenne pour la sécurité de l'information et des réseaux tirent la sonnette d'alarme.

La fausse barrière de la boutique d'applications

Les annonces de propagation de Trojan sur Android se multiplient. Si d'autres OS semblent pour l'instant relativement épargnés par les botnets, ce n'est qu'une question de temps, pour Florent Fortuné (Websense), qui estime que les smartphones seront l'un des thèmes majeurs de la sécurité informatique en 2011. "Dès que la cible les intéresse, les pirates trouvent des solutions pour les attaquer. Linux a longtemps été considéré comme inviolable, or, l'Histoire l'a montré, aucun système ne résiste aux pirates. C'est inexorable : aucun système n'est 100% infaillible".

Des industries dans le collimateur des pirates

Stuxnet a révélé la dangerosité de certaines vulnérabilités dessystèmes Scada pilotant des systèmes industriels. Ces systèmes, qui pilotent certaines opérations des centrales nucléaires ou de la SNCF, sont aussi utilisés pour le transport de produits chimiques. Ils sont aussi de plus en plus ouverts. La brèche ouvre la porte à des scénarios jusqu'alors réservés à la littérature. La dangerosité de ces attaques est un cran au dessus de celles jusqu'à présent bien connues dans la cybercriminalité. 

Certes, la menace envers des systèmes industriels et les systèmes Scada n'est pas nouvelle. Rien qu'en 2003, le ver Slammer impactait un site nucléaire dans l'Ohio, et Nachi s'en prenait au distributeur automatique de billet. SoBig a aussi perturbé la signalisation ferroviaire en Floride. Les exemples historiques abondent. Mais la sophistication de Stuxnet était rare, laissant penser que le virus a dû être élaboré avec l'appui de forces gouvernementales. 

HP présente sa nouvelle unité dédiée à la sécurité

Les dernières acquisitions d'HP prennent sens : ArcSight, Fortify Software et TippingPoint ont été combinées dans une nouvelle plate-forme de gestion des risques.

HP a pu présenter une nouvelle offre sur le marché de la sécurité informatique d'entreprise. Après avoir acquis plusieurs sociétés du secteur ces deux dernières années (SPI Dynamics, Fortify, Tipping Point et ArcSight), HP les a réunies au sein d'une nouvelle business unit dédiée. Les solutions de cette nouvelle unité couvrent le monitoring, la corrélation des événements, les tests applicatifs, l'identification des menaces et la sécurité réseau.
ArcSight, Fortify Software et TippingPoint ont été combinées dans une plate-forme de gestion des risques. Avec cette plate-forme en place, HP espère éliminer les pratiques de sécurité fragmentées dans l'entreprise.
Dans le détail, HP a précisé que la 3e version de son application SIEM, HP ArcSight Express 3.0, gagnera en rapidité et en précision dans ses capacités de corrélation.
v  HP Reputation Security Monitor liste de son côté IP et DNS malveillants.
v  Fortify Software Security Center est une suite pour tester les applications et leurs vulnérabilités. Sa version 2.0 pourra également intégrer les filtres du système de détection d'intrusion Open Source Snort .
v  TippingPoint Web Application Digital Vaccine est utilisé pour renifler le trafic malveillant et pour identifier en temps réel les vulnérabilités dans les applications Web. "WebAppDV" fonctionne avec les solutions WebInspect et Fortify afin "d'analyser les applications, trouver des vulnérabilités, et ensuite concevoir le patch pour ces vulnérabilités", promet HP. 

Satechi Lockdown : un boîtier pour disque dur avec verrouillage tactile

La marque Satechi vient de dévoiler un boîtier externe destiné à accueillir un disque dur 2,5 pouces en SATA. Sa particularité est de proposer une sécurité très renforcée.

Le LockDown dispose d'une connectique USB 3.0 et propose un chiffrement des données en 256 bits AES et un mot de passe à entrer manuellement par l'intermédiaire de son clavier tactile : c'est à l'utilisateur de choisir une combinaison allant de 4 à 8 chiffres pour verrouiller l'accès à ses données – 100 millions de combinaisons disponibles selon la firme.

Proposé dans une finition noire brillante – attention aux traces de doigts qui pourraient trahir votre mot de passe, à la façon des films d'espionnage ! – ce boîtier dispose également d'un écran OLED qui affiche des informations sur la capacité du disque et les dossiers qu'il contient.

Le Satechi LockDown est proposé nu au prix de 80 dollars sur Amazon : un prix conséquent pour un boîtier auquel il faut rajouter un disque dur, mais d'aucun diront que la sécurisation des données sensibles n'a pas de prix.

Windows 8 inaugure un gestionnaire des tâches plus complet

Entre autres nouveautés, la version pré-développeurs de Windows 8 dévoilée par Microsoft à l'occasion de la conférence Build révèle un gestionnaire des tâches repensé, bien plus complet que l'outil actuellement proposé au sein de Windows 7.

Outil incontournable s'il en est, le gestionnaire des tâches va connaitre avec Windows 8 quelques évolutions substantielles. Microsoft, selon qui 45% des utilisateurs de Windows sont amenés à l'utiliser à intervalles réguliers, explique avoir cherché à enrichir ce dernier de façon à ce qu'il délivre des informations plus complètes et plus pertinentes sur les ressources hardware mobilisées. En revanche, sa mission n'évolue guère : le gestionnaire des tâches reste un outil de monitoring, à partir duquel on pourra si nécessaire forcer manuellement l'extinction d'une application ou d'un processus.

Sous Windows 8, la fenêtre principale s'ouvre toujours sur la liste des applications en cours, mais celle-ci se voit enrichie si l'on clique sur la vue détaillée de la consommation, calculée en temps réel, des ressources CPU, mémoire vive, disque dur et réseau. Un code couleur permet de repérer rapidement les applications les plus gourmandes. On y découvre par ailleurs que les applications Metro passent en mode « suspendu » lorsqu'elles ne sont pas affichées au premier plan, libérant ainsi de la ressource processeur. Ensuite arrive la liste des processus système qui tournent en arrière plan.
L'onglet performances est également refondu. Dans Windows 8, il incorpore par exemple la fréquence réelle de fonctionnement du CPU, le nombre de processus géré par ce dernier ainsi que le nombre de threads qui en découlent. Une option permet toujours d'accéder au moniteur des performances qui lui n'évolue guère par rapport à Windows 7.

Un nouvel onglet servant d'historique fait son apparition. Lui permet de visualiser quelles ont été les applications consommatrices de ressource sur les dernières sessions de l'utilisateur, ce qui peut se révéler pratique pour identifier après coup la cause d'un ralentissement machine. L'encart démarrage devrait quant à lui remplacer, au moins partiellement, la fameuse commande msconfig.exe, en proposant de choisir quelles sont les applications qui peuvent et doivent se lancer avec le système d'exploitation.

Une répartition des ressources par utilisateur est également proposée. Enfin, deux derniers onglets affichent la liste des processus système ouverts, doublée de leur empreinte mémoire, ainsi que l'état des différents services système.


La suite sur Clubic.com : http://www.clubic.com/salon-informatique-tic/windows-build/actu/windows_8_inaugure_un_gestionnaire_des_taches_plus_complet-446132.html

13 septembre 2011

Le port 445, la porte toujours préférée des pirates



La concentration des attaques sur quelques ports s'atténue. Si, fin 2010, les 10 ports les plus utilisés pour des attaques informatiques ont représenté 72% des attaques constatées par Akamaï, ils étaient utilisés par 65% des attaques trois mois plus tard.
 C'est cependant encore, et de loin, le port 445 (Microsoft-DS, pour le partage de fichiers) qui est le plus apprécié par les pirates. Près du tiers des attaques détectées par Akamai vise ce port, notamment utilisé par Conficker, mais c'est une proportion en nette baisse (47% fin 2010). Les ports 22 (SSH) et 23 (Telnet) ont également vu leur pourcentage baisser significativement.
Le port 80 (http) a lui connu une hausse spectaculaire, représentant 1.5% des attaques fin 2010 puis 11% trois mois après. Le port 443 (https) enregistre la même tendance significative passant de 0.2 à 4.7%, entrant par le même occasion pour la première fois dans les 10 ports les plus utilisés par les attaques informatiques, tout comme le port 21 (FTP) et 9050 (Versiera Agent Listener)

Source : http://www.journaldunet.com/solutions/securite/classement-spam-phishing-et-virus-informatiques-bilan-ete-2011/port-et-pirate.shtml

De nouveaux sites sont victimes de défaceurs


De nombreux portails en .gp (Guadeloupe) ont été victimes d'attaques informatiques. Précisément, des sites comme Google.gp ou Microsoft.gp ont été défacés et pointaient vers le site d'un groupe de hackers baptisé Moroccain Security Cr3w.


Un groupe de hackers marocain s'est attaqué à plusieurs sites Web disposant d'un suffixe en .gp (Guadeloupe). L'accès aux sites comme Google.gp, Microsoft.gp, Orange.gp, Facebook.gp ou bien encore Gmail.gp aurait donc été modifié et redirigeait l'internaute vers le site des hackers apparemment marocains.
Précisément, ces hackers sont parvenus à modifier le DNS (Domain name System) des cibles, c'est-à-dire le service qui permet d'établir un lien entre une adresse IP et un nom de domaine. Ils ont ensuite été en mesure de rediriger les visiteurs des portails vers leur propre page. Même si cette attaque reste relativement classique, des interrogations subsistent encore sur la manière par laquelle les hackers sont parvenus à se procurer les DNS en question.
Toujours est-il que ces attaques sonnent comme un écho aux récents piratages repérés la semaine dernière. Récemment, de nombreux portails d'actualités comme The Register, The Telegraph mais également des sites du national Geographic, d'Acer et d'UPS ont été attaqués par des hackers. Selon le site Zataz, le groupe TurkGuvenligi aurait réalisé ces hacks « pour le fun », à l'occasion du World hackers Day.

12 septembre 2011

Facebook: «Plus d'anonyme sur Internet»


La sœur de Facebook PDG, Randi Zuckerberg  veut mettre un terme à anonymat en ligne. Facebook veut forcer les gens à utiliser leurs vrais noms sur les profils. Randi Zuckerberg est le directeur du marketing de Facebook, croit  que les utilisateurs agiraient beaucoup de façon plus responsable sur Internet si les vrais noms, étaient obligatoires en tout temps. Randi Zuckerberg a parlé lors d'une présentation organisée le 10 Août par le magazine Marie Claire sur la cyber intimidation et les médias sociaux. Elle a dit : « l'utilisation en ligne de vrais noms pourraient aider à enrayer l'intimidation et le harcèlement sur ​​le web. Je pense que l'anonymat sur ​​l'Internet doit s'en aller... Les gens se comportent beaucoup mieux quand ils ont leurs noms réels vers le bas... Je pense que les gens se cachent derrière l'anonymat et qu'ils se sentent comme s’ils peuvent dire ce qu'ils veulent derrière des portes closes. » Elle a ajouté: « Il y a tellement plus que nous pouvons faire... Nous sommes activement engagés à travailler avec des partenaires comme Common Sense Media et notre comité consultatif de la sécurité. » Quant Christopher Poole, fondateur de 4chan  dit: « Où il n'y a aucun risque d’échec, s'épanouit l’expérimentation. Sur les sites qui vous demandent de vous connecter via Facebook, le coût de l'échec est très élevé parce que vous contribuez vous-même. En conséquence, les erreurs sont attribuées à qui vous êtes. Je crois que les noms réels ne devraient être requis dans scénarios où vos actions peuvent blesser les autres; dans d'autres cas, l'anonymat est très bien. »

Source : http://thehackernews.com/2011/08/facebook-no-more-anonymous-on-internet.html