Dès qu’il s’agit
d’envoyer ou de partager de gros fichiers, 62 % des salariés français préfèrent
se débrouiller seuls et risquer des problèmes de sécurité, plutôt que de
contacter leur service informatique. C'est ce que révèle une étude menée par
Sophos en février auprès de 1 000 entreprises françaises. Les utilisateurs
privilégient la rapidité à la sécurité. En effet, 74,5 % d’entre eux ne sont
pas prêts à attendre plus d’une heure la réponse de leur service informatique
lorsqu’ils le sollicitent, et 22,5% d’entre eux affirment ne pas attendre plus
de cinq minutes. Du coup, 77 % se rabattent sur des solutions beaucoup moins
sécurisées comme le recours à des clés USB ou à des disques durs externes.
Seulement 26 % ont recours à des services de stockage en ligne et 16 % à des
services d'accès distant (VPN, FTP, etc.).
21 mars 2012
HTTPS Everywhere 2.0, encore plus de sécurité sur Firefox et Chrome
Lancé
en juin 2010, cet outil qui vise à s'assurer de la sécurité de vos connexions
aux sites Web vient de passer en version 2.0 et s'ouvre à Chrome, en bêta.
Lancée
en juin 2010, conjointement par l’Electronic Frontier Foundation (EFF) et le
projet TOR, HTTPS Everywhere est une extension gratuite pour Firefox, qui vise
à sécuriser les connexions entre votre navigateur et certains sites Web (plus
de 1 400 sites, pour l’instant). Pour aller à l'essentiel, en sécurisant votre
surf, HTTPS Everywhere 2.0 évite des désagréments tels que l’interception ou le
vol de données.
Cette
version 2.0, qui a été profondément refondue, comprend plusieurs améliorations.
Elle permet notamment d’éviter les problèmes de perte de chiffrement de la
connexion quand certaines pages des sites « compatibles » pointent vers des
pages non protégées, par défaut, au sein du même site. Pour encore plus de
sécurité, une fonction (optionnelle) a également été ajoutée, son nom :
Decentralized SSL Observatory. Elle détecte et vous indique quand un
chiffrement est faible. Elle précise également quand l’utilisateur surfe sur un
site sujet à des failles de sécurité.
Enfin,
dernière nouveauté de cette version 2.0, elle est également disponible pour
Chrome, pour l’instant, en bêta. Les utilisateurs de l’extension KB SSL
Enforcer pourront donc opter pour une solution plus sûre.
Télécharger HTTPS Everywhere 2.0 pour Firefox.
Télécharger HTTPS Everywhere 2.0 (bêta) pour Chrome.
20 mars 2012
Internet : RSF place encore la France sous surveillance
Ce mardi [13.03.12] a été décrété pour la première fois en
Tunisie "journée nationale de la cyberliberté". Un exemple
supplémentaire s'il en fallait de l'importance désormais du web pour
l'expression et l'information. Ce au lendemain de la publication du rapport annuel de
Reporters Sans Frontières sur les Ennemis d'Internet. Actualisation de celui de l'an
dernier. Bahreïn et le Bélarus ont rejoint la liste tandis que le Venezuela et
la Libye quittent celle des pays "sous surveillance".
RSF regrette aussi la position française à ce sujet au plan international. Et explique qu'elle "a choisi de s'écarter de la ligne suivie par une quarantaine de pays en matière de libertés fondamentales sur internet. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a en effet refusé d'endosser la déclaration de l'ONU reconnaissant l'accès à internet comme un droit fondamental, conditionnant sa signature à la reconnaissance de la propriété intellectuelle comme droit équivalent à la liberté d'expression". Sans oublier deux lois qu'elle n'est pas la seule à condamner : Loopsi et Hadopi
Pays sous surveillance comme désormais l'Inde et le Kazakhstan, et toujours
la France, apparue l'an dernier.
Responsable des nouveaux médias de RSF, Lucie Morillon avance notamment les pressions sur les journalistes en ligne, avec un ministère public qui ne saisit pas encore forcément ces médias :
Responsable des nouveaux médias de RSF, Lucie Morillon avance notamment les pressions sur les journalistes en ligne, avec un ministère public qui ne saisit pas encore forcément ces médias :
RSF regrette aussi la position française à ce sujet au plan international. Et explique qu'elle "a choisi de s'écarter de la ligne suivie par une quarantaine de pays en matière de libertés fondamentales sur internet. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a en effet refusé d'endosser la déclaration de l'ONU reconnaissant l'accès à internet comme un droit fondamental, conditionnant sa signature à la reconnaissance de la propriété intellectuelle comme droit équivalent à la liberté d'expression". Sans oublier deux lois qu'elle n'est pas la seule à condamner : Loopsi et Hadopi
Allemagne : RapidShare condamné à contrôler les fichiers qu'il héberge
Le tribunal régional de Hambourg, en Allemagne, a
condamné RapidShare a optimiser le contrôle des fichiers qu'il héberge pour
s'assurer qu'ils n'enfreignent pas le droit d'auteur. Une décision qui fait
écho à trois précédents jugements ayant conclu que le service ne s'investissait
pas assez dans la lutte contre le piratage.
RapidShare a déjà fait parler de lui récemment via la confirmation de la baisse du débit de téléchargement pour ses non-inscrits, suite à la fermeture de Megaupload. Néanmoins, l'initiative n'est pas jugée suffisante pour empêcher les fichiers illégaux de pulluler sur ses serveurs : la haute cour de Hambourg a décrété la semaine dernière que RapidShare devrait désormais opérer une surveillance proactive des fichiers mis en ligne sur son service, pour supprimer lui-même les fichiers litigieux.
Pour rappel, l'Allemagne avait considérablement freiné ses poursuites contre RapidShare en janvier 2011, après que la cour d'appel de Düsseldorf eu décrété qu'il était impossible pour le service de bloquer les contenus soumis au droit d'auteur. Le tribunal d'Hambourg, qui gérait ici des plaintes déposées par la major du disque GEMA et l'éditeur de livres De Gruyter and Campus, a statué différemment en condamnant l'hébergeur de fichiers à contrôler chaque élément mis en ligne pour s'assurer qu'aucun contenu appartenant aux deux firmes n'était stocké illégalement.
RapidShare a toujours clamé qu'il lui était impossible de contrôler proactivement les fichiers mis en ligne sur ses serveurs, compte tenu de leur nombre important. Le service, comme beaucoup d'autres, se contente de contrôler les réclamations faites par les utilisateurs : il agit donc de façon rétroactive, quand les fichiers sont déjà disponibles en téléchargement. La nécessité de contrôler les fichiers en amont va sans doute entraîner une réorganisation importante du service.
Lorsque TorrentFreak annonçait le jugement la semaine dernière, le tribunal n'avait pas encore dévoilé publiquement le verdict, mais le secteur du livre fêtait déjà la nouvelle, la considérant comme une « victoire historique ». Une situation jugée déplacée par RapidShare, qui attend d'avoir tous les éléments en main pour déterminer s'il fera ou non appel de la décision.
RapidShare a déjà fait parler de lui récemment via la confirmation de la baisse du débit de téléchargement pour ses non-inscrits, suite à la fermeture de Megaupload. Néanmoins, l'initiative n'est pas jugée suffisante pour empêcher les fichiers illégaux de pulluler sur ses serveurs : la haute cour de Hambourg a décrété la semaine dernière que RapidShare devrait désormais opérer une surveillance proactive des fichiers mis en ligne sur son service, pour supprimer lui-même les fichiers litigieux.
Pour rappel, l'Allemagne avait considérablement freiné ses poursuites contre RapidShare en janvier 2011, après que la cour d'appel de Düsseldorf eu décrété qu'il était impossible pour le service de bloquer les contenus soumis au droit d'auteur. Le tribunal d'Hambourg, qui gérait ici des plaintes déposées par la major du disque GEMA et l'éditeur de livres De Gruyter and Campus, a statué différemment en condamnant l'hébergeur de fichiers à contrôler chaque élément mis en ligne pour s'assurer qu'aucun contenu appartenant aux deux firmes n'était stocké illégalement.
RapidShare a toujours clamé qu'il lui était impossible de contrôler proactivement les fichiers mis en ligne sur ses serveurs, compte tenu de leur nombre important. Le service, comme beaucoup d'autres, se contente de contrôler les réclamations faites par les utilisateurs : il agit donc de façon rétroactive, quand les fichiers sont déjà disponibles en téléchargement. La nécessité de contrôler les fichiers en amont va sans doute entraîner une réorganisation importante du service.
Lorsque TorrentFreak annonçait le jugement la semaine dernière, le tribunal n'avait pas encore dévoilé publiquement le verdict, mais le secteur du livre fêtait déjà la nouvelle, la considérant comme une « victoire historique ». Une situation jugée déplacée par RapidShare, qui attend d'avoir tous les éléments en main pour déterminer s'il fera ou non appel de la décision.
15 février 2012
Quel outil utilise Anonymous pour attaquer les sites Internet ?
Comme
je l’ai dis dans le précédent article [lien],
la fermeture soudaine de Megaupload le lendemain de la journée de lutte contre
la censure du Web a été prise comme une véritable déclaration de guerre par de
nombreux internautes, dont le collectif de hackers Anonymous, qui s’est
empressé d’attaquer de nombreux sites Web et ce même en France, où Hadopi.fr
est resté inaccessible durant plusieurs heures.
Mais
au fait, quelle tactique utilisent nos fameux hackers anonymes pour mener ces
attaques à grandes échelles ? Il se trouve que l’outil utilisé est assez
ingénieux…
Baptisé
LOIC (pour Low Orbit Ion Canon), il s’agit d’une application web toute simple
qui est actuellement largement partagée sur Twitter, Pastebin et de nombreux
réseaux sociaux.
Et
que fait cette application ? Très simplement dès son ouverture, elle envoie
depuis votre ordinateur des milliers de requêtes (Une simple recherche sur
Twitter vous donnera de nombreux exemples) ce qui rend les sites visés
rapidement inaccessibles.
Sachant
qu’en plus les sources de cet outil sont disponibles librement sur Github, il y
a fort à parier que ce genre d’attaques éclair risquent de devenir monnaie
courante dans les prochains mois.
Attention
car aux yeux de la justice américaine, vous risquez 10 ans de prison si vous
lancez des attaques DDoS volontaires contre des sites Internet.
Quand
on voit que le FBI a arrêté les créateurs de Megaupload en Nouvelle-Zélande et
a fait fermer leur site du jour au lendemain, on peut légitimement se demander
jusqu’où ils sont prêts à aller dans la guerre contre le partage de la culture
sur Internet…
La
guerre pour le contrôle d’Internet risque de se jouer dans les mois prochains,
et il est encore bien difficile de savoir qui en ressortira vainqueur.
Mise
à jour : Twitter a rejoint les ayants droit et a censuré certains mots clés.
Les messages contenant les hashtags #OpMegaupload et #OpPayback ont été effacés
durant la nuit à 1h du matin. Twitter a fait machine arrière à 3h devant l’immense
colère des internautes.
Sécurité : l'éditeur Mykonos se joue des hackers
Un nouvel éditeur spécialisé dans la
sécurité des sites Internet a décidé de repenser la manière d'interagir avec
les hackers et souhaite s'amuser avec eux afin de leur faire perdre leur temps.
La plupart des sociétés proposant des solutions permettant de sécuriser un serveur web tentent de parer n'importe quel type d'intrusion afin de se prémunir au mieux contre un hacker souhaitant de récupérer des données ou encore accéder à un panneau d'administration. La société Mykonos Software fait parler d'elle en adoptant une stratégie bien différente, laquelle vise à en leurrer l'intrus vers de fausses portes d'entrée.
« Si vous forcez votre passage, alors je veux jouer avec vous », déclare David Koretz, PDG de Mykonos, dans un entretien recueilli par le magazine TechnologyReview. Plus précisément, lorsque le dispositif de sécurité mis en place par Mykonos détecte une tentative d'intrusion, un mécanisme génère de fausses vulnérabilités ainsi que de faux mots de passe. Mykonos cible en particulier les hackers faisant usage d'outils scannant les sites Internet à la recherche de failles pouvant être exploitées.
La plupart des sociétés proposant des solutions permettant de sécuriser un serveur web tentent de parer n'importe quel type d'intrusion afin de se prémunir au mieux contre un hacker souhaitant de récupérer des données ou encore accéder à un panneau d'administration. La société Mykonos Software fait parler d'elle en adoptant une stratégie bien différente, laquelle vise à en leurrer l'intrus vers de fausses portes d'entrée.
« Si vous forcez votre passage, alors je veux jouer avec vous », déclare David Koretz, PDG de Mykonos, dans un entretien recueilli par le magazine TechnologyReview. Plus précisément, lorsque le dispositif de sécurité mis en place par Mykonos détecte une tentative d'intrusion, un mécanisme génère de fausses vulnérabilités ainsi que de faux mots de passe. Mykonos cible en particulier les hackers faisant usage d'outils scannant les sites Internet à la recherche de failles pouvant être exploitées.
La société injecte des
petits bouts de code directement au sein des pages web d'un site. Dans le cas
où une personne scannerait ce site à la recherche d'une vulnérabilité, le code
en question sera systématiquement modifié. Mykonos est alors capable de
récupérer l'adresse IP du hacker. Par ailleurs, si ce dernier fait usage d'un
navigateur, Mykonos lui
injectera un supercookie. Si
le hacker utilise un autre logiciel alors les caractéristiques précises de sa
machine seront enregistrées. Ainsi le mécanisme de sécurité est en mesure de
déployer ses outils de défense pour cette personne en particulier.
« Nous interceptons leurs scans puis leurs retournons plein de fausses valeurs », explique M. Koretz, en précisant qu'il s'agit-là de faire croire au hacker qu'il progresse. Mykonos est également capable de laisser le hacker passer outre le chiffrement pour lui présenter une fausse page de connexion. M. Koretz conclut : « Nous avons les moyens de hacker le hacker ».
L'équipe affirme que n'importe qui peut utiliser un système de scan automatique et qu'en déjouant ces derniers il devient alors bien plus difficile de localiser précisément une vulnérabilité. Un hacker bloqué tentera simplement de trouver une autre porte d'entrée. En revanche, Mykonos souhaite leur faire perdre leur temps et donc augmenter indirectement les coûts liés à ces tentatives d'attaque.
The Pirate Bay va arrêter de fournir des fichiers torrents
The Pirate Bay
est l’un des sites emblématiques de la liberté d’expression et du contournement
de la censure sur Internet depuis plus de 10 ans.
Et
quand on atteint un âge aussi vénérable sur la toile, il faut bien évoluer pour
aller de l’avant.
C’est
ce qu’il va se passer, avec la prochaine
disparition des fichiers .torrent sur le célèbre site de partage… Carrément
la fin d’une ère.
Mais
pas de panique, si les torrents ne seront plus d’actualité, ils seront
remplacés par les liens magnétiques (magnet links
en anglais).
Qu’est-ce
que cela change pour vous ?
Pas
grand-chose à vrai dire ! Pour le moment, les liens par défaut sur The Pirate
Bay viennent de devenir les liens magnétiques, plutôt que le .torrent :
La
plupart des clients BitTorrent modernes savent utiliser ce genre de liens pour
lancer les téléchargements, donc pas de souci de ce côté-là.
L’intérêt concerne surtout le
contournement de la censure.
En
effet l’utilisation de liens magnétiques permet de réduire drastiquement la
bande passante utilisée, utile si on passe par un proxy par exemple.
Mais
surtout, une copie entière du site The Pirate Bay sera capable de tenir sur une
seule clé USB ! Impossible maintenant de faire couler le bateau pirate, il se
partagera très facilement, et pourra renaître à de nombreux endroits si
certains ayants droits tentent de le faire disparaître du Web.
Puisque
l’on vous dit que vous avez déjà perdu cette guerre depuis des années les gars
! Il faudrait vraiment revoir votre système de rémunération, et vous inspirer par exemple de ce qui se fait aux Etats-Unis avec les séries…
Ça au moins ça marche, les spectateurs sont contents et vous continuez à gagner
de l’argent.
Moins,
il est vrai, car vous vous êtes engraissé abusivement depuis des décennies,
mais c’est mieux que rien du tout non ?
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